Une

Manifestation intersyndicale à Marseille pour les retraites le 24 juin 2010
15H03
- Deux millions aussi pour Chérèque - "Les chiffres qui nous remontent
de toutes les manifestations nous montrent que les deux millions sont
certainement atteints, ce qui veut dire que c'est la plus grosse
manifestation de l'année. Cela montre que le sentiment d'injustice face
à cette réforme brutale monte très fort dans le pays", déclare le
secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, au départ de la
manifestation à Paris.15H00 - Les Anglais aussi - Le gouvernement
britannique annonce le lancement de consultations sur une réforme
"radicale" du système des retraites, en vue d'accélérer le report de
l'âge légal à 66 ans et de supprimer l'âge de mise à la retraite
d'office. Actuellement fixé à 65 ans pour les hommes et à 60 pour les
femmes, le "State Pension Age" (SPA, âge légal de départ en retraite)
passerait à 66 ans, selon le projet mis à l'étude. Le plan ne fixe pas
d'échéance, une date précise devant faire l'objet de
consultations.14H55 - Pas de ballet - L'Opéra national de Paris a
annoncé jeudi l'annulation de la représentation du ballet "Kaguyahime"
de Jirí Kylián prévue en soirée à l'Opéra Bastille, tandis que "La Dame
du lac" de Rossini sera proposée au Palais Garnier en version de
concert avec costumes. Ces perturbations sont dues au mouvement
national de grève, qui a par ailleurs provoqué l'annulation de "Cyrano
de Bergerac" de Rostand programmé jeudi soir à la
Comédie-Française14H45 - Arithmétique bretonne - Dans les Côtes
d'Armor, "c'est plus que pour le CPE, en 2006, et plus que pour les
manif de 1995", affirme la CGT, qui conteste les chiffres de la police
à Saint-Brieuc. "En 1995, la police avait donné 20.000 manifestants et
là, sur le même parcours, alors que les derniers n'étaient pas encore
partis quand les premiers arrivaient au terme de la manifestation, la
police nous dit 10.000 seulement. A croire que les policiers ne savent
pas compter au-delà de 10 !". 14H40 - Début de la manif à Paris -
Plusieurs milliers de personnes commencent à manifester à Paris sous un
soleil estival, de la République à la Nation. Le cortège est emmené par
les numéros un des six centrales syndicales derrière une banderole de
tête proclamant "Ensemble, agissons pour l?emploi, les salaires, les
conditions de travail et les retraites". Clin d'oeil au Mondial, des
vuvuzelas blancs ou orange font concurrence aux sifflets.14H30 - DEUX
MILLIONS SELON THIBAULT - Le secrétaire général de la CGT, Bernard
Thibault, estime que la mobilisation est "de haut niveau", avec "autour
de deux millions" de manifestants partout en France contre le projet de
loi sur les retraites.14H00 - Sept ans - "Cela fait sept ans que je
n'étais pas descendu dans la rue, c'était en 2003 et déjà pour les
retraites", se souvient Alain Rollet, aide-soignant à l'hôpital de la
Conception à Marseille. "Actuellement, on a la possibilité de partir à
55 ans, et avec les nouvelles réformes en cours, on ne pourra plus. On
n'aura pas les trimestres pour avoir une retraite à taux plein".13H57 -
Sarkozy et les footballeurs - Marcel Bonnet, retraité des travaux
publics, ne cache pas sa colère dans la manifestation à Lyon : "J'ai 63
ans, j'ai encore un enfant de 14 ans, et ma retraite ne me suffit
pas... Mais nous ne sommes pas assez nombreux (dans la rue). De toutes
façons, Sarko s'en fout : pendant qu'on est là, il reçoit les
footballeurs".13H55 - Quelques vuvuzelas - Le cortège à Marseille, au
milieu duquel résonnent le son de quelques vuvuzelas, est largement
dominé par la CGT et le secteur public. Parmi les entreprises privées
représentées, défilent des salariés du Printemps, d'ONET, de Renault,
d'Unilever, de Panzani et d'ArcelorMittal.13H52 - A quoi comparer ? -
18,7% des fonctionnaires de l'Etat, 13% de ceux des collectivités
locales et 12,5% dans les hopitaux sont en grève à la mi-journée,
annonce le ministère de la Fonction publique. Des chiffres nettement
supérieurs à ceux du 27 mai dernier, dernière journée de grève
interprofessionnelle, mais inférieurs aux taux observés en 2003, lors
de la précédente réforme des retraites, souligne le ministère.13H47 -
Grand écart - Alors que les syndicats marseillais ont annoncé plus de
120.000 manifestants, la police évalue leur nombre à 14.500.13H45 -
Drapeaux FO disséminés - A Bordeaux, quelques drapeaux FO disséminés
sont visibles dans le cortège. "Je regrette qu'il n'y ait pas eu de mot
d'ordre national de la Confédération. J'espère que pour les prochains
mouvements -car ce n'est pas fini- nous serons dans l'unité et que la
Confédération arrêtera de faire la fine bouche", déclare à l'AFP
Jean-Charles Fauré, 43 ans, militant FO au ministère de la
Défense.13H40 - 11 à 25.000 manifestants à Lyon - Plus de 25.000
personnes selon les syndicats, 11.000 selon selon la préfecture,
manifestent à Lyon, une mobilisation bien plus importante qu'en mai.
"Les jeunes, les vieux, au boulot ! C'est la méthode Sarko", peut-on
lire sur les calicots, à l'arrivée de la tête du cortège place
Bellecour, alors que la queue du défilé est encore au point de départ
de la manifestation, trois kilomètres plus loin.13H30 - Fatigue - "On a
un travail fatigant, on est debout toute la journée. A 62 ans, on n'y
arrivera pas, on ne sera pas productives" explique Myriam, vendeuse aux
Galeries Lafayette, qui manifeste à La Rochelle. Non loin d'elle,
Christophe Lambert, ouvrier à l'usine Delphi Diesel , témoigne : "je
travaille en équipe en deux fois huit. J'ai 47 ans, et si je dois
encore travailler 15 ans à ce rythme, je pense que je n'arriverai pas
au bout des 62 ans".13H15 - France Télécom : près de 30% de grévistes -
La direction de France Télécom recense à la mi-journée 29,2% de
grévistes parmi ses 100.000 salariés, contre 21,5% lors de la
précédente mobilisation, le 27 mai, au même stade de la journée.12H55 -
RATP : double de grévistes - La direction de la RATP recense 18% de
grévistes dans l'entreprise francilienne, deux fois plus que le 27 mai,
précédente journée de mobilisation interprofessionnelle. Les quelque
45.000 agents de la régie des transports bénéficient d'un régime
spécial de retraite, qui a été réformé comme les autres en 2007. La
nouvelle réforme prévoit qu'ils seront de nouveau touchés à partir de
2017.12H50 - Marseille : les syndicats annoncent 120.000 - Les
syndicats annoncent plus de 120.000 manifestants à Marseille, en
l'absence, pour le moment, de chiffres de la police.12H40 - "France 1 /
Sarkoland 0" - "La France qui gagne le 24 juin 2010, France 1 -
Sarkoland 0", affiche une pancarte de manifestants au Mans.12H30 - Plus
de monde dans l'Ouest - Les manifestations sont plus fournies dans
l'Ouest que lors des journées d'actions précédentes, selon les premiers
chiffres. Au Mans, les manifestants sont 10.500, selon la préfecture,
et 40.000, selon les syndicats, soit le double du 27 mai 2010. Au
Havre, la police a comptabilisé 10.000 manifestants et les syndicats
20.000, contre respectivement 6.500 et 15.000 le 27 mai. A Rouen, la
police, qui donnait 12.000 manifestants le 27 mai, en donne
21.000.12H20 - Imposant cortège marseillais - La tête du cortège
marseillais, plus imposant que celui du 27 mai (qui avait rassemblé
12.000 manifestants selon la police, 80.000 selon les syndicats),
atteint le point d'arrivée, tandis que d'autres manifestants n'ont
toujours pas quitté le Vieux Port, à trois kilomètres de là.12H15 - Pas
de manif à Draguignan - A Draguignan, les organisations syndicales
(CGT, CFDT, Sud et UNSA) n'ont pas appelé à manifester expliquant "ne
pas avoir la tête à ça" après les inondations dans la région qui ont
fait 25 morts et 3 disparus.12H00 - Humour noir - "Métro, boulot,
caveau" : c'est l'avenir vue par des manifestants rennais, si l'âge de
la retraite est relevé. "La retraite, on veut en profiter, alors faut
pas y toucher", scandent d'autres.11H55 - Inusable Rolex - La Rolex
continue à faire les choux gras des manifestants. "La Rolex à 50 ans,
la retraite à 60 ans", crient-ils à Tours.11H50 - Seychelles - Sur une
pancarte dans une manifestation au Mans : "Pour vos retraites, faites
comme moi: planquez vos milliards aux Seychelles ou en Suisse, c'est
net d'impôts. Signature: Liliane B, conseillée par Eric W".11H45 - SNCF
: mobilisation en hausse - La direction de la SNCF comptabilise 39,8%
de grévistes et la CGT 46%, une mobilisation nettement supérieure au 27
mai (respectivement 23,2% et 28%).11H40 - Arc International - Des
salariés d'Arc International, le spécialiste des arts de la table,
participent au défilé syndical à Boulogne sur mer, tandis que des
militants de FO, dont le syndicat n'appelle pas aux manifestations au
plan national, défilent en queue de cortège.11H32 - Premiers
manifestants - A Tours, les premières estimations, respectivement de la
police et des syndicats, donnent entre 8.000 et 12.000 manifestants,
contre 4.500 à 5.000 personnes lors de la précédente journée d'action
du 27 mai. La mobilisation resterait toutefois plutôt inférieure aux
grandes manifestations intersyndicales de 2009 (11.000 à 25.000
personnes le 19 mars 2009) 11H25 - Pas de 13H00 sur France 2 - En
raison de la grève, sur France 2, l'émission Télématin et le journal de
13h ont été supprimés. Le JT de 20h devrait être "un tout image". Sur
France 3, un flash d'infos est prévu à 13h et toutes les éditions
locales sont supprimées.11H15 - Retraites : Rocard critique le PS -
L'ancien Premier ministre socialiste Michel Rocard estime, dans un
entretien à France-Soir, que le PS "se trompe de combat" en faisant de
l'âge légal de la retraite "un symbole". Il juge que la réforme du
gouvernement est "courageuse", même si "beaucoup de problèmes ne sont
pas tranchés".11H10 - La plus forte de l'année - La grève dans
l'enseignement primaire, suivie par 31,9% des enseignants, est la la
plus forte de l'année scolaire, alors que la précédente plus importante
mobilisation, le 23 mars, avait atteint 29,8% de grévistes, selon le
ministère. Selon une estimation du SNUipp-FSU (principal syndicat du
primaire), traditionnellement supérieure à celle du ministère, il y a
jeudi 52,5% des professeurs des écoles en grève.11H00 - "Otages" - La
CGPME estime qu'"une nouvelle fois, les salariés et les entreprises
sont pris en otages" par la journée de grève et de manifestations,
alors que "la préservation du régime des retraites passe par des
mesures difficiles indispensables".10H55 - Soutien - 68% des Français
expriment du "soutien" ou de la "sympathie" envers les manifestations ,
contre 14% "opposés" ou "hostiles" et 16% "indifférents", selon un
sondage CSA paru dans L'Humanité. Interrogés pour savoir si ils
seraient prêts personnellement à manifester pour défendre l'âge légal
de la retraite à 60 ans, 58% ont répondu "oui". Enquête réalisée par
téléphone le 16 juin auprès d'un échantillon représentatif de 1.000
personnes.10H50 - Fabius espère du monde - Laurent Fabius "espère qu'il
y aura beaucoup de monde" dans les manifestations. "Il y a un grand
mécontentement dans la population, c'est une réforme injuste et pas
efficace", a-t-il affirmé sur i-Tele."J'espère que si les mouvements
populaires sont assez profonds, le gouvernement sera obligé de
réfléchir". "Si c'est un responsable de gauche qui est élu en 2012",
"le président de la République de gauche reviendra et dira honnêtement
(...) il faut rediscuter", a-t-il conclu.10H40 - Plus de postiers en
grève - 19,8% des postiers sont en grève à la Poste, a annoncé la
direction, contre 12,8% le 27 mai dernier.10H35 - Ecoles : près d'un
tiers de grévistes - Les enseignants sont 31,9% à faire grève jeudi
dans les écoles et 10,3% dans le secondaire (dont 18,7% en collèges),
selon les chiffres du ministère de l'Education nationale à la
mi-journée. Les lycées sont peu touchés du fait de l'organisation du
baccalauréat.10H30 - Les Bleus à l'honneur - Les Bleus, et leur grève
de l'entraînement, sont une providence pour les voyageurs en quête de
bons mots : "je ne savais pas qu'il y avaient autant de footballeurs à
la SNCF", s'étonne, à Roissy, Jean Pichon, 48 ans, de retour
d'Abidjan.10H20 - Compréhensif - "Je comprends la grève", déclare, à la
gare du Nord, Joao qui vit à Créteil et travaille dans le bâtiment au
parc des expositions porte de Versailles. "Je suis parti une demi-heure
plus tôt, je me suis informé avec internet et tout et tout, et même la
télé", explique-t-il.10H15 - Ca fluctue dans le métro - Dans le métro
parisien, les perturbations varient beaucoup d'une ligne à une autre.
En moyenne, 3 métros sur 4 circulent, soit un peu plus que prévu, mais
les lignes 2, 3bis, 8, 9 et 12 n'ont qu'une rame sur deux.10H05 - Pas
de quotidien vendredi - La majorité des quotidiens nationaux indiquent
qu'ils ne paraîtront pas vendredi, en raison d'appels à des arrêts de
travail durant la journée de jeudi. La plupart d'entre eux seront
néanmoins disponibles sur internet.10H00 - Un TGV sur deux - Sur
l'ensemble de la journée, la SNCF a prévu en moyenne 1 TGV sur 2 au
départ ou à l?arrivée de Paris et à l'international, 1 TGV
province-province sur 3, 1 train sur 2 des Transiliens aux heures de
pointe, 1 TER sur 2. Pour les autres trains, le trafic sera d'un sur
quatre.09H55 - Marseille peu perturbée - Les métros circulent à 100%,
les tramways à 80% et les bus à 88% en moyenne à Marseille,
conformément aux prévisions. Selon le Centre régional d'information et
de coordination routières (Cricr) Méditerranée, "c'est calme, il n'y a
pas plus d'embouteillages que d'habitude" dans la région. Pertubations
à Toulon, où en particulier certains ramassages scolaires ne
fonctionnent pas.09H50 - Les joueurs et les avions - A Roissy, où le
panneau d'affichage indique 7 annulations de vols à l'arrivée et 3 au
départ, un voyageur, Gérard Pineri, de retour de Johannesburg, ironise
: "ça devient dramatique en France, il y a tout le temps des grèves, on
se retrouve dans l'ambiance française ! Après la grève des joueurs
français en Afrique du Sud, c'est la grève des fonctionnaires !".09H45
- Peu de bus dans l'ouest - A Rennes, le métro circule normalement mais
les bus sont perturbés, comme ils le sont aussi à Lorient, Saint-Malo
ou au Mans.09H35 - Ca rame dans l'est - A Strasbourg, deux lignes de
tram sur cinq à l'arrêt, et une fréquence réduite pour les trois
autres. Le réseau bus est également très perturbé. A Mulhouse,
circulation réduite sur les deux lignes de tram et sur la plupart des
lignes de bus. A Metz, 61% de grévistes et service assuré à 25% dans le
coeur de ville et à 50% dans le reste de l'agglomération. A Thionville
(Moselle), trafic très perturbé. Perturbations également à Bar-le-Duc
(Meuse) et à Besançon le service de bus est assuré à 25% seulement,
selon la direction.09H25 - Musique dans le service public - Les
antennes du service public sont fortement perturbées, en particulier
France Inter et France Info qui émettent un programme musical de
substitution.09H20 - Thibault table sur un million - Le secrétaire
général de la CGT Bernard Thibault croit que la barre du million de
manifestants sera dépassée. Si ca ne fait pas plier le gouvernement,
"nous aurons de la suite dans les idées, ce n'est pas la fin d'un
cycle, ce n'est que l'annonce d'un projet de loi", a-t-il dit au
journal 20 minutes.09H15 - Ca coince à Lille - Le tramway et la ligne 2
du métro sont au point mort, la ligne 1 offre environ un train sur
deux. Huit lignes de bus urbains sur 40 sont à l'arrêt, et le reste
fonctionne à demi-régime. Pas de chance pour les adeptes de l'école
buissonnière en revanche, les bus scolaires roulent normalement.09H08 -
Toulouse bouchonne - La compagnie de transports en commun de la ville
rose, Tisséo, a prévu que 70% du service bus serait assuré. Didier
Gros, délégué SUD, premier syndicat, s'attend à beaucoup moins de bus
que d'habitude. Une partie des usagers pourrait bien s'être reportée
sur la voiture: le centre d'information routière signale plus de
bouchons que de coutume autour de l'agglomération.09H05 - RER A plutôt
fluide - Trafic plutôt fluide en début de matinée sur cette ligne
qu'emprunte un million de passagers par jour. Certaines rames étaient
même moins bondées que d'habitude. "C'est plus cool aujourd'hui!", note
Nicolas, un employé de 25 ans, à la gare de Bussy-Saint-George, à deux
stations du Parc Disneyland. La RATP fait des efforts: les
hauts-parleurs annoncent la localisation de chaque train sur cette
ligne traversant l'agglomération parisienne d'est en ouest. A la
station Auber, dans le centre de Paris, un panneau d'information
annonce un trafic "quasi normal".08H59 - Chérèque espère - Le
secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, estime sur RTL que
"peut-être deux millions". Et pense qu'en tout cas le chiffre d'un
million "sera dépassé, c'est évident".08H55 - Ou inquiet - Naiakatu, un
jeune Africain qui travaille à Bagneux est un peu inquiet. Il a été
informé la veille au soir par une copine: "je prévois de une demi-heure
à une heure de retard, j'espère que ça passera avec le patron".08H50 -
Prévoyante - A la Gare du Nord, Renée avait reçue "hier soir à la gare
une feuille listant les trains supprimés. Ca m'a évité internet et
c'était juste". Et elle ira manifester cet après -midi. En direct:
Journée de grève et de manifestations à l'appel des organisations
syndicales (CGT, CFDT, FSU, Unsa, Solidaires, CFTC) pour protester
contre le projet gouvernemental de réforme des retraites, avec
notamment un report de l'âge légal de départ de 60 à 62 ans.Le
mouvement s'annonce assez suivi, notamment dans les transports en
région parisienne, mais de nombreux usagers ont pris leurs dispositions
pour s'en accommoder.
© 2010 AFP
Medecine

Des personnes se baignent à la station thermale de Baden Baden le 14 janvier 2005
Suites
de cancer du sein et surcharge pondérale apparaissent comme des cibles
prometteuses pour la recherche thermale, selon les experts en
thermalisme réunis en congrès scientifique cette semaine à Paris."La
recherche thermale est très active en Europe", indique à l'AFP le
professeur Christian-François Roques, de l'Association française pour
la Recherche thermale, citant notamment la France, la Hongrie, la
Turquie ou l'Autriche.Alors que l'efficacité du thermalisme est
régulièrement contestée, le congrès de la Société internationale
d'hydrologie et de climatologie médicale entend apporter les preuves de
son intérêt médical, études scientifiques à l'appui.Parmi les travaux
présentés, le Pr Roques souligne l'aspect "novateur" d'une étude
comparative sur la prise en charge en station thermale de femmes après
un traitement d'un cancer du sein. Il s'agit de femmes ayant subi un
traitement lourd (chirurgie, chimiothérapie, radiothérapie) "qui ont
besoin de se reconstruire à la fois physiquement et
psychologiquement".Une première étude a été publiée par des médecins
autrichiens en 2005. Un nouveau programme, conduit par Yves-Jean Bignon
(centre de lutte contre le cancer Jean Perrin, Clermont-Ferrand) est en
cours d'évaluation en France.L'idée est de créer un sas entre
l'hôpital, juste après la fin du traitement, et le retour à la vie
sociale. Un certain nombre de données montrent par ailleurs que
l'hygiène de vie après un cancer du sein peut influer sur le pronostic.
La prise de poids après le traitement, en particulier, est corrélée
avec un risque de rechute."L'objectif immédiat est d'améliorer leur
qualité de vie, et à plus long terme de réduire le risque de rechute",
explique le Pr Bignon.Le programme expérimenté dans plusieurs stations
thermales d'Auvergne consiste en un séjour de deux semaines en pension
complète, avec prise en charge nutritionnelle (menus adaptés, atelier
cuisine), accompagnement à la reprise d'une activité physique par des
kinésithérapeutes et des médecins du sport, soins thermaux
(hydro-massages...) et évaluation psychologique.L'étude a démarré en
mars 2008 avec l'objectif d'enrôler 270 femmes. Les résultats
préliminaires de la phase pilote "sont très encourageants", indique le
cancérologue.La surcharge pondérale est une autre thématique importante
abordée au congrès, étant donnée l'épidémie actuelle d'obésité et ses
corollaires sur les maladies cardiovasculaires ou le diabète.Une étude
comparative sur l'intérêt du thermalisme vient d'être menée en France,
avec près de 300 personnes enrôlées. "On a bon espoir de confirmer les
résultats" d'une étude préliminaire, à la méthodologie moins
rigoureuse, qui a montré une perte moyenne de quatre kilos, maintenue
six mois plus tard, indique le Pr Roques."C'est intéressant parce que
quand on perd trois ou quatre kilos, on diminue de manière
significative le risque de faire des complications médicales liées à la
surcharge pondérale", ajoute-t-il.Le Pr Roques reconnaît que les
pouvoirs publics ont tendance "à être dans une attitude expectative
vis-à-vis de la médecine thermale". "Il se publie de plus en plus de
travaux, de mieux en mieux faits, qui montrent que ça apporte quelque
chose", notamment pour "des pathologies chroniques, incapacitantes",
indique cependant ce spécialiste de médecine physique et de
réadaptation.De plus, "la médecine thermale est un moment
particulièrement opportun pour faire passer des messages d'éducation
thérapeutique", ajoute-t-il.
Par Véronique MARTINACHE © 2010 AFP
Une

Un homme manifeste pour les retraites à Marseille le 24 juin 2010.
Le
secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, a estimé que la
mobilisation de jeudi était "de haut niveau", avec "autour de deux
millions" de manifestants partout en France contre le projet de loi sur
les retraites.Plusieurs milliers de personnes ont commencé à manifester
jeudi après-midi peu après 14h15 à Paris contre le projet
gouvernemental de réforme des retraites, à l'appel des syndicats CGT,
CFDT, CFTC, FSU, Unsa et Solidaires, ont constaté des journalistes de
l'AFP.Le cortège, emmené par les numéros un des six centrales
syndicales, est parti sous un soleil estival de la place de la
République pour rejoindre celle de la Nation, derrière une banderole de
tête proclamant "Ensemble, agissons pour l?emploi, les salaires, les
conditions de travail et les retraites"."Il fallait une réaction à la
hauteur de la remise en cause des droits à la retraite" et "le moins
qu'on puisse dire, c'est que le répondant est au niveau nécessaire", a
déclaré le responsable de la CGT peu avant le départ du cortège
parisien."Il est trop tôt pour donner des chiffres de participation,
mais les indications à partir de ce qu'il s'est passé ce matin en
province montrent qu'on a une mobilisation de haut niveau", a-t-il
poursuivi.Selon le numéro un de la CGT, "le calendrier ne nous était
pas favorable et pourtant les salariés (ont répondu) par centaines de
milliers, on sera autour des deux millions, un peu plus ou un peu moins
on verra" et "c'est donc un événement"."La suite va appartenir au
président de la République. Dès lors que 23 grévistes (les joueurs de
l'équipe de France de football, ndlr) parviennent à modifier l'agenda
du président de la République, assez naturellement, on pourrait penser
que les responsables syndicaux puissent être reçus", a-t-il persiflé,
en référence au rendez-vous entre Nicolas Sarkozy et Thierry Henry."Il
ne faut pas que le projet de loi soit examiné dans sa version actuelle
au Conseil des ministres le 13 juillet mais qu'on ouvre enfin une
véritable séance de négociation", exige M. Thibault.Les premiers
cortèges et taux de grévistes montraient jeudi une mobilisation forte
contre le projet gouvernemental de réforme des retraites, pour une
journée où les syndicats attendent "entre un et deux millions" de
manifestants.Du nord au sud, la participation à plusieurs défilés
matinaux a été largement supérieure à celle de la dernière journée
d'action intersyndicale du 27 mai, mais inférieure au pic des
manifestations de 2009 contre la crise.Pour cette quatrième journée
d'action depuis début 2010, l'intersyndicale
CGT-CFDT-CFTC-FSU-Unsa-Solidaires veut faire mieux que le 27 mai (un
million selon les syndicats, 395.000 selon la police).
© 2010 AFP
Culture

L'architecte et urbaniste Dominique Perrault pose à Paris le 6 juin 2008
Le
Pavillon français de la Biennale d'architecture de Venise célébrera "le
vide", les espaces libres des métropoles comme autant de lieux à
protéger et à transformer, a indiqué jeudi à Paris son commissaire,
l'architecte et urbaniste Dominique Perrault.Pour la douzième
Exposition internationale d?architecture de Venise, qui se tiendra du
29 août au 21 novembre, la France a choisi de réfléchir au
développement des métropoles.Dominique Perrault, qui a réalisé
notamment la Bibliothèque nationale de France, a intitulé son propos
"Metropolis ?" et mettra en avant le "trésor" que représentent les
espaces libres pour un développement "positif, joyeux" des
métropoles."Les métropoles sont des territoires vastes et complexes,
mais elles sont riches d'un matériau, le vide", souligne Dominique
Perrault. Friches industrielles à transformer, zones agricoles, forêts,
jardins à protéger, aménagement des fleuves, "ces espaces libres sont
notre futur", estime l'architecte.Il a choisi d'illustrer son propos
avec cinq métropoles, le Grand Paris, le Grand Lyon, la communauté
urbaine de Bordeaux, Nantes/Saint-Nazaire et Marseille. Cinq
expériences, cinq propositions de définitions de la métropole envisagée
"non plus comme une masse physique mais bien comme un territoire",
souligne-t-il.Cartes à l'appui, Dominique Perrault fait valoir que le
"vide" représente 95% des cinq aires urbaines retenues, le "plein"
(espaces construits) n'occupant que 5% de ces territoires.A Venise, le
Pavillon français, qui date de 1912, sera lui aussi très vide. Perrault
a choisi de s'appuyer uniquement sur l'image pour sa démonstration. Les
murs des salles seront utilisés comme des écrans de cinémas ou
recouverts de miroirs.Dans la salle principale, un film "Metropolis ?",
réalisé par Perrault et par Richard Copans, fondateur des Films d'Ici,
s'attachera à montrer les "vides". D'une durée de 15 minutes, il
partira du centre des cinq villes pour gagner l'extrémité de ces
territoires métropolitains.Dans les salles attenantes, des films
présenteront les projets de chacune des métropoles invitées.Dominique
Perrault a reçu notamment le prix Mies van der Rohe en 1997 et le Grand
prix national de l'architecture en 1993. Il reçoit jeudi la "médaille
de l'analyse architecturale", décernée par l'Académie d'Architecture.
© 2010 AFP
Société

Du saumon fumé de Norvège
Saumon
norvégien, maquereau de la Manche ou fraises d'Andalousie, autant de
risques d'ingurgiter pesticides, antibiotiques ou PCB, selon "Assiettes
tous risques", du magazine de France 3, "Pièces à
conviction".Soixante-dix pour cent des poissons consommés par les
Français viennent de Norvège, de Corée ou du Vietnam, rappellent les
journalistes. Or le saumon norvégien, particulièrement prisé, est
victime des attaques du dévastateur pou de mer. Pour contrer ce
parasite, les éleveurs utilisent du diflubenzuron, un pesticide, qui,
selon son mode d'emploi, serait dangereux pour l'environnement et
toxique pour les poissons.Kurt Oddekalv, président de Green Warriors of
Norway, une organisation écologique, brandit des "poissons monstres"
victimes de déformation. "30% des cabillauds achetés sous forme de
filets proviennent de ces poissons", dit-il.Après avoir vu l'émission,
le ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire s'est dit "choqué". Il a
trouvé "révoltant" d'apprendre que le saumon d'élevage était nourri
avec des pesticides "dont personne ne sait quels dégâts ils peuvent
provoquer sur la santé humaine". Il a l'intention d'en parler avec son
homologue norvégien.Certains poissons pêchés dans la baie de Seine sont
quant à eux contaminés au PCB, un polluant industriel. La pêche à la
sardine vient d'être interdite dans cette zone, et bar et maquereau
semblent en sursis."Il est impossible de dépolluer la mer du PCB
qu'elle contient", dit-on à la préfecture.Il y a aussi du PCB dans les
sols que l'herbe des prés, contaminée, passe aux volailles ou au lait
des vaches.Quant aux cochons et canards élevés à la chaîne, on leur
donne des antibiotiques pour les faire grossir, ce qui est interdit et
n'est pas sans risque pour les enfants et les femmes enceintes."En
quelques décennies, la logique industrielle a empoisonné nos assiettes
et nous mangeons de plus en plus de produits chimiques", dit un
vétérinaire.Le plus grave, c'est que l'abus d'antibiotiques provoque
des résistances qui se transmettent à l'être humain. "C'est une menace
extrêmement sérieuse pour l'avenir", avec le risque de se retrouver
avec des bactéries "contre lesquelles on n'a plus de traitement du
tout", dit Antoine Andremont, de l'hôpital Bichat.Restent les légumes
et les fruits. Mais la fraise, produite de façon intensive en
Andalousie, est traitée au bromure de méthyle, un pesticide interdit
dans l'Union européenne. L'Espagne, selon les enquêteurs, aurait
bénéficié d'une dérogation temporaire.Que faire alors ? Des
journalistes ont testé pendant 12 jours les effets de régimes
alimentaires opposés.Jean-Pierre, qui n'a absorbé que de la nourriture
industrielle bon marché, a grossi de 1,5 à deux kilos, avec dans les
urines des rejets d'urée et d'acides gras insaturés et un taux de
conservateurs et de colorants multiplié par sept. Romain, qui s'est mis
à un régime totalement bio, a maigri de deux kilos et ses analyses
d'urine sont parfaites.
Par Christine COURCOL © 2010 AFP
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