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• 2011 Présentation de la mise en ligne "Niepce, correspondances et papiers"
• 2010, les objets de David Niépce :

Un peu d’histoire... On connaît Nicéphore bien sûr, on connaît également Abel Niépce de Saint Victor, né à Saint-Cyr, gouverneur militaire du Palais du Louvre, ayant suivi les travaux de Nicéphore, puis inventé le premier procédé photo sur verre ( Albumine ) mais il y a également David, dont le collège de Sennecey porte le nom.
- Qui était David Niépce ?
David François Etienne Pierre Laurent Niépce est né à Chalon le 12 septembre 1781 dans une famille royaliste. A l’école des Oratoriens de Chalon, il préfère l’école buissonière en compagnie d’une bande de copains auprès desquels sa vivacité, sa force et son esprit de justice feront de lui un chef. Ce caractère, qu’il gardera toute sa vie, marquera les grandes dates de sa carrière : déclaré « bon patriote et républicain » pendant la révolution, une première rencontre avec le sous-lieutenant Bonaparte va orienter sa vie. Engagé à Givry dans l’armée des volontaires de la République, David Niépce connaît toutes les épopées de guerres napoléonniennes : Marengo, Austerlitz, Iéna, les campagnes de Prusse, Silésie, Pologne. Nommé officier d’ordonnance du Roi de Westphalie (frère de Napoléon), il quitte l’armée pour assurer cette charge jusqu’en 1812. Devenu colonel des gardes, il participe à la terrible campagne de Russie et après l’exil de l’Empereur à l’île d’Elbe, il retrouve sa femme, la baronne de Zandt et ses six enfants.Après la Révolution de 1848, il est élu au Conseil Général de Saône-et-Loire de 1852 jusqu’à sa mort en 1869. Dix sept années pendant lesquelles, Sennecey et son canton profitent de sa volonté de progrès, notamment pour l’instruction publique, la vie des instituteurs et des écoliers. C’est pourquoi le Conseil Général décide le 9 septembre 1988 de donner son nom au collège de Sennecey le Grand.


Polissoirs à Daguerréotypes , "neuf " de 1840 trouvés chez le colonel
Le Colonel David Niépce jouera également un grand rôle dans l'histoire de l'invention de la photographie car faisant de fréquentes navettes entre Sennecey le Grand et Paris, c'est lui qui sera le lien entre Nicéphore et Charles Chevalier l'opticien Parisien. C'est Charles Chevalier qui présentera Daguerre à Nicéphore. C'est de chez Charles Chevalier que viennent l'intégralité des objets du plus vieux laboratoire photo au monde ayant appartenu à Petiot Groffier et déjà entreposés à la Maison Niépce.
David et Nicéphore sont cousins et très amis, Nicéphore aime aller à Sennecey car il sait que lors de ses passage, toute la famille y sera .
C'est dans les greniers de cette même maison de Sennecey, fouillés dans leurs moindres recoins, que cette année nous avons trouvés sa bibliothèque, des objets de son cabinet des curiosités, et quelques accessoires photo, car ayant suivi les travaux de Nicéphore, il s'intéressa également à la photographie dés 1839.
La Maison Niépce de Sennecey est aujourd'hui une Chambre d'hôtes merveilleusement restorée ou les passionnés d'histoire pourront vivre et dîner dans des lieux inchangés depuis Nicéphore.
Cette collection sera montrée lors des journées du patrimoine. (Gratuité pour les habitants de Saint-Loup).
• 2009, le laboratoire Petiot-Groffier,:
- le laboratoire Petiot-Groffier au complet dans la Maison Nicéphore Niépce à l'occasion des journées du Patrimoine.

© Photos : Meriem Souissi/Le JSL
- Conférence débat - exposition à Dubai à l'Alliance Française

• 2008, le Bicentenaire de l’Invention du Pyréolophore par les Frères Niépce :
A l'initiative de Manuel Bonnet, et sous la direction technique de Jean-Louis Bruley, Spéos/Maison Nicéphore Niépce a décidé de célébrer le bicentenaire du Pyréolophore en reconstruisant celui ci tel qu'il était à l'origine.
Il s'agit du premier moteur à explosion qui fut inventé et breveté par les frêres Niépce en 1807. Dix ans plus tard, ils seront les premiers au monde à faire fonctionner un moteur à explosion au moyen d'un système à injection d'essence.
Une manifestation s'est déroulée à l'occasion des Journées du Patrimoine 2008 dans le lieu même de l'invention... la Maison de Nicéphore Niépce !
> Voir l'exposition


Ils ont participé à la reconstitution du Pyréolophore

De droite à gauche, Jean-Louis Bruley, Olivier Pironneau de l'Académie des Sciences, et son épouse.
• 2007, première présentation du plus vieux laboratoire photo du monde (1840-1855)
• Les Images phosphorescentes de Daguerre (2006) :
Lorsque Niépce rencontre Daguerre à Paris en 1827, ce dernier lui montre comment il espère capter les images de la chambre obscure. Le parisien dépose au fond de sa camera obscura des poudres phosphorescentes. Lorsqu’elles reçoivent l’image projetée, elles emmagasinent l’énergie lumineuse pour la restituer ensuite sous forme d’émission de lumière. Il en résulte une image phosphorescente visible au fond de la chambre. Malheureusement cette image ne se conserve pas. Elle s’évanouit progressivement.
En décembre 1829, Daguerre vient signer à St Loup de Varennes le contrat qui le lie à Niépce. Il apporte avec lui de cette poudre jaune phosphorescente.
Les journées du patrimoine 2006 furent consacrées aux quatre séjours de Daguerre dans la maison du Gras à Saint Loup de Varennes :
• Le premier en décembre 1829 pour la signature du contrat d’association et la remise de la Notice sur l’Héliographie à Daguerre par Niépce
• Le deuxième en juin 1830, lorsque Daguerre apporta pour la première fois du résidu de la distillation de l’essence de lavande.
• Le troisième pendant l’été 1832 lorsque les deux associés inventèrent le physautotype.
• Le quatrième en novembre 1832 quand les deux associés essayèrent d’améliorer le procédé du physautotype.
Ainsi, les visiteurs de la maison Niépce purent assister à la réalisation d’images sur des poudres phosphorescentes qui étaient exposées au fond d’une chambre obscure le temps de la visite. En sortant de la maison, chacun des visiteurs pouvait admirer les images phosphorescentes, en se souvenant qu'en décembre 1829, une scène identique s'était produite entre Niépce et Daguerre, dans cette même maison du Gras.
On pourra obtenir des détails sur la production des images phosphorescentes dans l'ouvrage : « Niépce, l’invention de la photographie ».
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• Le nouveau "vélocipède" de Nicéphore Niépce (2005) :
Nicéphore Niépce a entres autres perfectionné ce nouveau moyen de transport qu'était le vélocipède qui comme son nom l'indique permettait d'aller vite à pied. Nicéphore y ajouta une selle ajustable en hauteur, et une roue directrice.
La Maison Niépce a décidé de faire une copie de l'original (au Musée Niépce à Châlon) conforme au moindre détail, et a confié ce travail à l'ébéniste restaurateur de Saint-Loup de Varennes, Bernard Wala.
Ce nouveau vélocipède peut dorénavant être essayé par les visiteurs lors des visites.

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• La table servie (2004) :
Depuis les travaux publiés par J.L. Marignier en 1999, on sait que l’image de la Table Servie longtemps restée mystérieuse quant à l’identité de son auteur, fut bien réalisée par Nicéphore Niépce et que ce fut même l’une de ses dernières œuvres. Les témoignages de l’époque retrouvés par le chercheur montrent que cette image était un physautotype.
Après cette identification, J.L. Marignier et M. Lourseau ont entrepris en 2004 de retrouver des objets similaires à ceux de l’image de Niépce et de reconstituer La Table Servie.

Une fois numérisée l’image de Nicéphore a été utilisée pour déterminer les dimensions des différents objets ainsi que de la table elle-même. Couteau, cuillère, verre, bol, écuelle, bouteille, vase, cafetière correspondants aux dimensions déterminées et dont la forme et la teinte se rapprochent de ceux de l’image ont été collectés chez divers antiquaires et autres brocanteurs. Lorsque les objets ont été disposés sur la table, l’image est apparue en trois dimensions.
Fort de leur maîtrise du procédé du physautotype qu’ils ont redécouvert en 1992 et qu’ils sont les premiers à avoir reconstitué, J.L. Marignier et M. Lourseau ont décidé de photographier cette table par ce procédé inventé par Niépce et Daguerre, dans la Maison du Gras, pendant l’été 1832.
Fin Août 2004, la table reconstituée a été installée dans le jardin de Niépce devant une chambre obscure au fond de laquelle était placée une plaque d’argent recouverte de la couche blanche de résidu de distillation de l’essence de lavande. Quatre heures plus tard, la même plaque, léchée par les vapeurs de pétrole lampant, laissait apparaître une image très semblable à celle de Niépce.
Original (CNAM)
Reconstitution
La Table Servie reconstituée et le physautotype obtenu sont exposés en permanence au premier étage de la maison.
L’enquête menée par J.L. Marignier peut être suivie dans les deux ouvrages : Niépce, l’invention de la photographie et Niépce, Correspondance et papiers ainsi que dans les articles parus dans Le Photographe et dans Réponses Photo en 2004.
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• Pastel, Giraumont, Asclépias… (2003) :
En 2003, les visiteurs purent découvrir dans le jardin, face à la maison, des plantations destinées à illustrer les travaux de Niépce sur divers végétaux (voir autres inventions). Le pastel illuminait le jardin de ses fleurs jaunes éclatantes. Jean-Louis Marignier et Michèle Lourseau collectèrent les feuilles après la floraison et réussirent à en extraire quelques milligrammes du fameux colorant bleu pour teinter un morceau de tissus.

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Le Giraumont ou Bonnet Turc donna de magnifiques cucurbitacées à la couleur de potiron : remerciements à Christine Mahé pour ses conseils précieux sur la plantation du giraumont et pour le succulent repas qu’elle offrit, composé de mets entièrement à base de la fécule de giraumont.
Enfin l’Asclépias de Syrie : remerciements à Michel Cambornac des Laboratoires Yves Rocher (Département d’Etnobotanique et d’Agronomie) pour avoir fourni les graines de cette plante.
Pour la première fois depuis Nicéphore Niépce, Pastel, Giraumont et Asclépias de Syrie étaient replantés au Gras.
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• L'ouverture de la Maison Niépce au public (2002)
Chaque année, les journées du Patrimoine sont l’occasion pour la Maison Niépce de proposer au visiteur une nouvelle découverte.
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