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En 1871, un autre britannique, Richard Meaddox, remédia à ce problème en remplaçant le collodion par de la gélatine, procédure perfectionnée par Charles Bennet qui montra que les plaques gélatinées acquéraient une grande sensibilité lorsquon les maintenait pendant plusieurs jours à 32°C. Non seulement les plaques au gélatino-bromure purent alors être stockées avant emploi, mais leur sensibilité fut telle que lexposition ne pouvait excéder une fraction de seconde. Cest alors, un peu avant 1880, que commença lhistoire de lobturateur, car la haute sensibilité des plaques nécessita la conception de mécanismes capables de laisser entrer la lumière dans lappareil pendant 1/100ème et même 1/1000ème de seconde. Il fallut évaluer précisément l'intensité de la lumière et le posemètre devint alors un véritable instrument de mesure. |
![]() Richard Meaddox |
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Il manquait encore à la photographie, la reproduction des couleurs. Les premières tentatives furent à l'initiative d'Edmond Becquerel en 1848, puis de Niépce de St Victor en 1851 qui montrèrent quune plaque dargent recouverte de chlorure dargent pur reproduisait directement les couleurs, mais de manière instable. En 1869, Louis Ducos du Hauron réussit, à Agen, la première photographie en couleurs en appliquant le principe démontré par Maxwell de la décomposition de la lumière par les trois couleurs fondamentales, le rouge, le jaune et le bleu. Il réalisa trois photos dun même sujet, au travers dun filtre respectivement rouge, bleu et jaune. Il en obtint 3 positifs qu'il colora dans la couleur qui les avait produits. En superposant exactement les trois images, il obtint la restitution des couleurs.
La découverte du "révélateur chromogène" par R. Fisher dès 1911, offrit à la photographie en couleur une nouvelle direction. On s'était aperçu que certains révélateurs conduisaient à l'obtention d'images teintées d'une couleur, au lieu d'être en noir et blanc. Le principe trichrome fut repris par la Société Agfa pour mettre au point en 1936, les pellicules Agfacolor constituées de trois couches superposées sensibles respectivement au bleu, vert et rouge. Un révélateur fut mis au point qui colorait chacune des couches dans la couleur de sa sensibilité. La superposition conduisait à une image en couleur. Là encore la possibilité de reproduire les couleurs provoqua des améliorations en optique, pour transmettre fidèlement les couleurs de lobjet photographié vers la pellicule. En 1935 deux américains L. Mannès et L. Godowsky améliorèrent le procédé. Acheté par Kodak,il prit le nom de Kodachrome. Si nos pellicules couleurs actuelles sont très sophistiquées, il n'en demeure pas moins quelles font toujours appel au bromure dargent, à la gélatine ainsi quau principe de base de l'Agfacolor et du Kodachrome. |
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