Deux ans plus tard, le 8 décembre 1809, ils ont apporté des perfectionnements à leur machine :
« La machine a subi des changements considérables dans plusieurs de ses parties. Le mécanisme de son mouvement est mieux soigné : ses pistons réunissent à l'avantage d'être plus exacts, celui d'offrir beaucoup moins de résistance. Nous l'avons soumise à des épreuves répétées, d'où il résulta qu'avec une chûte de quatre piés quatre pouces , elle élève à onze piés les sept vingtquatrièmes de l'Eau qu'elle perd »



Machine de Marly



Machine de Marly

Carnot répond le 28 décembre 1809. Ils ont trop attendu car l'’Empereur a pris lui-même la décision de demander à l'ingénieur Périer (1742-1818) de construire une machine à feu , autrement dit une machine à vapeur, pour faire fonctionner les pompes de Marly. En comparaison avec d’autres projets, Carnot apprécie la machine des frères Niépce. Elle lui paraît « fort bonne » plus simple que les autres. « Il me semble aussi », conclut-il, « que la machine n'est pas fort compliquée et à tous ces égards elle ne peut que confirmer l'idée que votre machine à feu a déjà donnée de vos talens. »