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A l'initiative de Manuel Bonnet, et sous la direction technique de Jean-Louis Bruley, Spéos/Maison Nicéphore Niépce a décidé de célébrer le bicentenaire du Pyréolophore en reconstruisant celui ci tel qu'il était à l'origine. Il s'agit du premier moteur à explosion qui fut inventé et breveté par les frêres Niépce en 1807. Dix ans plus tard, ils seront les premiers au monde à faire fonctionner un moteur à explosion au moyen d'un système à injection d'essence. Une manifestation s'est déroulée à l'occasion des Journées du Patrimoine 2008 dans le lieu même de l'invention... la Maison de Nicéphore Niépce ! > Voir le Pyreolophore en 3D En partenariat avec l'Institut Image de l'ENSAM (Ecole Nationale Supérieure des Arts et Métiers) à Chalon sur Saône, Maison Nicéphore Niépce présente la réalisation d'une vidéo 3D reconstituant le fonctionnement interne du Pyréolophore. création Hadrien Duhamel - supervision Jean-Louis Bruley. > Voir l'exposition dans la Maison ![]() Ils ont participé à la reconstitution du Pyréolophore: ![]() De droite à gauche, Jean-Louis Bruley, Olivier Pironneau de l'Académie des Sciences, et son épouse : ![]() - - - C’est à Nice que Claude et Nicéphore se livrèrent à leurs premiers travaux d'inventeurs. Ils s'intéressèrent alors à la mise au point d'un nouveau principe de moteur fondé sur l'utilisation de la dilatation de l'air au cours d’une explosion. Eurent-ils connaissance des travaux de Huygens (1625-1695) qui avait déjà utilisé lair dilaté par une explosion de poudre à canon dans un cylindre pour mouvoir un piston ? |
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![]() Les frères Niépce employèrent d'abord comme explosif une poudre constituée des spores dune plante, le lycopode , puis ils utilisèrent du charbon mélangé à de la résine. Ils inventèrent ainsi le premier moteur à combustion interne qu'ils nommèrent Pyréolophore (Pyr, feu, eolo, vent et phore : je porte ou produis). En 1806, ils rédigent un premier rapport. Une commission de lInstitut National, autrement dit lAcadémie des Sciences chargée dexaminer linvention rend son verdict : « Le combustible employé ordinairement par MM. Niépce est le Lycopode, comme étant de la combustion la plus vive et la plus facile ; mais comme cette matière est coûteuse, ils la remplaceraient en grand par la houille pulvérisée et mélangée au besoin avec une très-petite portion de résine, ce qui réussit très-bien, ainsi que nous nous en sommes assurés par plusieurs expériences. Dans lappareil de MM. Niépce aucune portion du calorique nest dissipée davance ; la force mouvante est un produit instantané, et tout leffet du combustible est employé à produire la dilatation qui sert de force mouvante. Suivant une autre expérience, la machine placée sur un bateau qui présentait une proue denviron deux pieds de largeur sur trois pieds de hauteur, réduite dans la partie submergée, et pesant environ neuf quintaux, a remonté la Saône par la seule action du principe moteur, avec une vitesse plus grande que celle de la rivière dans le sens contraire ; la quantité de combustible employée étant denviron cent vingt-cinq grains par minute, et le nombre de pulsations de douze ou treize dans le même temps. Les Commissaires pensent donc que la machine proposée sous le nom de Pyréolophore par MM. Niépce est ingénieuse, quelle peut devenir très-intéressante par ses résultats physiques et économiques, et quelle mérite lapprobation de la classe. » Rapport de L. Carnot et C.L. Berthollet du 15 décembre 1806 ![]() Premier plan du Pyréolophore, dessiné par les frères Niépce Nicéphore et Claude continuèrent à améliorer leur pyréolophore. Le 24 décembre 1807, ils avertirent Lazare Carnot quils avaient obtenu une poudre très inflammable en mélangeant une partie de résine avec neuf parties de houille. Mais en 1816 les progrès nont pas été suffisant pour que les Niépce puissent obtenir quelques subsides de leur invention. Lexpiration du brevet approche et Claude décide de monter à Paris puis de se rendre en Angleterre dans lespoir dy exploiter le moteur. |
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