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8. Charles-Guillaume Petit : la similigravure. Charles-Guillaume Petit est parmi les inventeurs les plus importants des procédés de transposition mécanique des demi-teintes dune photographie en un système de points ou de hachures de pas constant mais daire imprimante plus ou moins large. Cest pour le procédé de Petit que fut crée le mot de similigravure. Cest lun des premiers qui permit limpression dimage en demi teintes par les méthodes classiques de limprimerie. ![]() Lensemble des points ou trame était fabriqué par lintermédiaire dune image au bitume de Judée (figure ci-dessus). Petit explique : «Dans une planche de cuivre jenfonçais, à laide dune mollette montée sur ma machine à graver, des lignes de points alternés en quinconce et je tirais de cette planche mère une épreuve de taille-douce ; les points étaient donc noirs sur le fond blanc du papier, je photographiais en la réduisant denviron un tiers, cette épreuve, et avec le négatif je faisais, sur des cuivres (à graver postérieurement), une image positive, au moyen de bitume de Judée( a et b). Ces cuivres se trouvaient alors porter un treillis de points tous égaux entre eux (b), ils se préparaient davance tout prêts à servir à loccasion ; je navais plus lors dune commande quà les couvrir de gélatine bichromatée, à exposer sous le négatif du modèle donné (c) et à mordre au perchlorure de fer par filtrage du mordant au travers de la couche de gélatine comme lon fait en héliogravure (e). Les grands blancs de limage mordaient en premier lieu, amincissant les points de bitume de Judée jusquà en faire des pointes daiguilles ; les demi-teintes claires mordaient ensuite et enfin les demi-teintes foncées». Pour ces dernières, larrêt de la morsure en temps voulu, laissait la taille des points intacts. En revanche, une morsure prolongée attaque chaque point par sa circonférence doù une diminution de sa taille jusquà former une pointe daiguille dans les tons clairs et à disparaître dans les blancs Extrait du brevet pris par Ch-G. Petit en 1890. Lensemble des opérations prenait environ trois heures. Lun des premiers exemples dimages imprimées dans le texte par le procédé de Ch. G. Petit sont les photochronographies de Jules Marey, précurseur du cinéma, publiées dans le Comptes-Rendus de lAcadémie des Sciences du 3 Novembre 1890. Après avoir exposé ses photographies, Marey déclarait : «Reste à les reproduire sans altération par lintervention de la main de lhomme et à les tirer à un certain nombre dexemplaires [ ]. Les progrès croissants de la phototypie permettent despérer que bientôt son emploi permettra aux physiologistes de représenter les phases du mouvement avec une perfection absolue. la figure ci-contre, obtenue par M. Ch. Petit daprès un cliché photochronographique, est un exemple de ce quon peut déjà obtenir en typographie par son procédé». Cest encore par la similigravure de Ch. Petit que sera reproduite lépreuve de La Table servie de Nicéphore Niépce dans le texte de la conférence au cours de laquelle A. Davanne révèlera pour la première fois lexistence de cette image unique. |
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